II) Est-il nécessaire de se souvenir ?


A) Individuelle : la mémoire, le souvenir, la conscience
Archives et dossiers de témoignages
  • Qu'est-ce que la mémoire ?

 La mémoire permet de nous souvenir des images, des sons, ce que l'on voit, ce que l'on pense ou apprenons tous les jours. Mais la mémoire ne consiste pas à tout retenir du passé mais à en sélectionner que certains passages. Pour Maurice Halbwachs, sociologue français, la mémoire n'est pas le souvenir de l'ensemble de notre passé mais plutôt une construction permanente de cette mémoire à partir d'événements antérieurs, sélectionnés au moment présent. Pour Pierre Nora, historien français, la mémoire " est en évolution permanente, ouverte à la dialectique du souvenir et de l'amnésie, inconsciente de ses déformations successives."

C'est pourquoi, il peut arriver parfois que notre mémoire nous fasse défaut, sur nos souvenirs, sur des évènements que l'on a pu avoir, certains moments de notre vie, on les oublie. L'oubli est en quelque sorte un défaut de notre mémoire, qui peut être caractérisé par des "trous de mémoire." Cet oubli est dû au temps, par exemple, qui fait que notre mémoire ne garde pas tous les moments que nous avons pu vivre, mais garde seulement ceux qui nous ont le plus marqués. Cela arrive à chacun d'entre nous.

L'oubli peut être d'un côté positif, c'est à dire que notre mémoire efface certains évènements, qui, pour notre cerveau, apparaissent inutiles, ou même des moments malheureux, que l'on préfère  effacer plutôt que de se souvenir et de souffrir continuellement. Mais il peut être aussi négatif, car si l'on ne se souvient pas de certains moments, cela peut créer beaucoup de problèmes pour le sujet. On peut définir notre cette mémoire comme étant individuelle, car elle est propre à chacun de nous tous. Cette mémoire individuelle nous permet de créer notre propre identité, avec nos propres souvenirs.

 

  • Qu'est-ce que le souvenir ?

    Un souvenir est un élément de la mémoire, qui est un fait que l'on se rappelle, par rapport à notre passé, un moment antérieur que nous avons vécus. Bien sûr, on ne se souvient pas de tout notre passé, car certains souvenirs sont inutile pour notre mémoire. Cependant, le souvenir peut changer au cours du temps, car la mémoire ne peut pas se rappeler du souvenir exactement comme il était. Mais nous caractérise nous-même comme nous sommes, et nous fait agir sur notre propre comportement.

    • Bergson, grand philosophe français, différenciait le souvenir de la mémoire. Pour lui, le souvenir est de nature spirituelle car c'est un élément de mémoire individuelle et la mémoire est de nature matérielle car c'est le stockage de l'information. 

    Tout d'abord, il nous parle du passé et du présent. Il dit que notre perception des choses est si instantanée qu'elle consiste en une multitude d'événements ou de choses remémorées, et, en fait toute perception est pour lui déjà mémoire : « Nous ne percevons, pratiquement, que le passé, le présent pur étant l’insaisissable progrès du passé rongeant l'avenir ». Pour lui, « le présent est reconnu en même temps qu'il est connu » c'est à dire que le présent est identifié en même temps qu'on l'identifie. Ainsi le passé et le présent sont liés l'un à l'autre, ce sont deux moments qui cohabitent ensembles. Dès notre enfance, on nous apprend à différencier le passé du présent et du futur. On nous explique que le passé à des conséquences sur le présent et sur l'avenir et que de ce fait le présent envahi à la fois notre passé comme notre futur.

     Certains souvenirs sont bons ou mauvais. Nous nous souvenons, la plupart du temps des bons souvenir, il est rare que notre mémoire nous fais rappeler les mauvais. Car l'être humain préfère se souvenir de choses agréables car il est plus à l'aise face aux bons souvenirs qu'aux moins bons. Se remémorer de bons souvenir est plus facile que se remémorer des moments pénibles. Cependant nous pouvons nous posez des questions, par rapport aux faits de la Seconde Guerre mondiale. En effet, nous pouvons les définir comme était des «mauvais souvenirs», et pourtant, tout le monde se souvient des actes commis pendant cette guerre. En sachant que ce sont des souvenirs que nous pourrions oublier, pourquoi tous les esprits sont encore marqués par cette guerre ? Tout simplement parce que nous entretenons ce souvenir. Par exemple, avec les témoignages des personnes ayant vécus cette guerre, ou bien ceux qui ont réussis à échapper aux camps de concentration et d'exterminations.

  • Est-il nécessaire de se remémorer le passé ?

    Chaque individu se demande un jour, pourquoi il est nécessaire de se souvenir. Car vivre, c'est vivre dans le moment présent et non penser au passé. Donc pour certain individu, il serait illogique, voir inutile de se remémorer un temps révolu dans lequel, nous n'avons à l'instant présent plus aucune emprise. Et pourtant, se souvenir peut nous permettre d'être nostalgique à certains moments de notre passé, de porter des regrets mais peut être aussi synonyme de devoirEn effet, il est parfois très important de ne pas oublier. Comme par exemple, les faits historiques que l'on nous apprend à l'école comme le chapitre d'histoire sur la Seconde Guerre mondiale. Certaines personnes trouvent important voir essentielle de garder une trace du passé, de ne pas oublier les victimes du génocide des juifs durant la Seconde Guerre mondiale, c'est pourquoi elles souhaitent raconter leur histoire. Tous les témoignages faits par les survivants aux lendemain de la guerre de 1945 à 1948 sont détenus dans l'Institut historique juif. Cet Institut a été créé en 1947, il a une mission de recherches sur l'histoire juive en Pologne et de préservation des documents historiques et des objets culturels. A l'heure actuelle, l'Institut comporte un musée, un département des archives, un département de la recherche, une bibliothèque, un centre de documentation et même une librairie.

    Selon des estimations faites récemment, environ 7300 textes sont disponibles. Mais pour le moment, seulement 1800 témoignages sont catalogués. Car l'indexation entière, la publication et la traduction de tous ces documents est en cours, elle requiert des moyens importants. Il est toutefois possible d'obtenir grâce à ce site internet : communautés d’avant-guerre des informations sur ces survivants, comme leur situation géographique, leur histoire pendant la guerre et des adresses actuelles de cimetières. Malheureusement, cette partie du site web de l'Institut comportant ces informations n'est pas pour le moment entièrement traduite en anglais.

    Voici un témoignages de Henri Wolff, un jeune homme juif, arrêté à l'âge de 16 ans, lors de la rafle du 26 août 1942 sur ordre du gouvernement de Vichy, avec ses parents. Ce jours-là environ 7000 juifs furent livrés aux Allemands.

    Nexon, deuxième camps d'internement français située près de Limoges :

    Henri Wolff nous raconte « 600 à 800 prisonniers parqués dans une douzaine de baraques. 24 latrines dans un camp où ont régné du début à la fin en permanence dysenterie, diphtérie, typhoïde. 60 robinets situés sur le terre-plein du camp, souvent gelés l’hiver ; et n’oublions pas les 3 douches, je le répète pour 600 à 800 internés. Nexon, où nous avons retrouvé mon père, que les gendarmes avaient amené de Neuvic-d'Ussel. Là, à l’intérieur du camp, il reçut son acte de libération des GTE. Vichy le libérait des travaux forcés pour l’envoyer vers la mort. Nous avons reçu aussi la visite d’un fonctionnaire de Vichy qui nous assura que nous serions convenablement traités, envoyés en Allemagne ou en Pologne et serions astreints au travail de la terre, mais que les familles ne seraient pas dispersées. Il nous proposa aussi de lui remettre nos biens : argent, objets de valeur, bijoux, qui nous seraient intégralement remis à la fin de la guerre. Je me souviens de la réflexion de ma mère : « l’essentiel c’est que nous restions ensemble ». Nous sommes restés un jour et une nuit à Nexon et ce fut le départ vers Drancy. A la ligne de démarcation, nous attendait la Feldgendarmerie allemande, prenant le relais de la gendarmerie française. Une journée à Drancy et le départ vers l’enfer. ».

    Passage de Drancy au camps à Auschvitz :

    02485828-photo-auschwitz-1.jpgAuschwitz-Birkenau (Pologne)

    « Le convoi n° 26 partit le 29 août et arriva à Auschwitz le 2 septembre 1942. Le voyage dura quatre jours et trois nuits, entassés une centaine par wagon à bestiaux. Dans un coin : deux seaux ; l’un servant de tinette, l’autre contenant de l’eau. La chaleur y était infernale. Le 26 ème convoi : 1005 Juifs partis de Drancy ; 987 vivants à l’arrivée. 18 des nôtres étaient morts pendant le trajet. À Auschwitz, les SS ont ouvert les portiques des wagons. Ils ont sorti 12 hommes et 27 femmes, tous très jeunes. Les wagons se sont refermés. Le regard de ma mère, je ne l’ai jamais oublié. Elle était belle ma mère, blonde, des yeux très clairs remplis de larmes, une robe bleue à pois rouges. Elle avait trente six ans et il lui restait trente six heures à vivre.

    Les chambres à gaz fonctionnant depuis peu n’étaient pas encore performantes. Au gaz Zyklon B, ils ajoutaient les fumées de pots d’échappement. On a retrouvé le livre de bord de la SS : le « KALENDARIUM ». Il a été édité en allemand, puis en polonais, mais malheureusement pas en français. On y lit : convoi n° 26 : 957 Juifs, 918 gazés, et ce commentaire du docteur SS Kramer : « Pour la première fois à quatre heures du matin j’ai regardé le fonctionnement de la chambre à gaz. En comparaison, l’enfer de Dante n’est rien ». Ma mère était parmi les gazés. Je ne sais pas quand mon père a disparu. ».

    Ce témoignage a été réalisé par le Lycée Raymond Loewy, 23300, La Souterraine, en France.

    Cependant, il existe deux manières de se souvenir, celle de se remémorer de bons ou de mauvais souvenir.

    Pourquoi l'être humain préfère t-il en général se souvenir de choses agréables plutôt que de choses désagréables ? L'être humain préfère se souvenir de choses agréables car il est plus à l'aise face à la commémoration des bons souvenirs qu' aux moins bons. Se remémorer de bons souvenir est plus facile que se remémorer des moments désagréables. On dit alors que notre mémoire est sélective.

     

  • Qu'est-ce que la conscience ?

    Il n'existe pas de définition à proprement dit de la « conscience » suffisamment claire pour être comprise. Alors tout simplement, la conscience signifie d'abord la mémoire. La conscience individuelle se définit comme étant la liberté de chacun à penser, à avoir des idées et des opinions.

    La mémoire existe car elle nous permet d'être conscient de ce que l'on voit, pensons ou apprenons au quotidien.

    Et si la mémoire n'est plus là, alors la conscience n'aura plus lieu d'être. Car imaginer ce qu'il pourrait se produire si l'on ne conservait plus rien de son passé, si chaque jour, on n'oubliait tout. Et bien la conscience périrait et referait surface tout le temps. C'est donc important de lutter contre l'oubli.

    Mais lorsqu'une représentation ou une idée est inacceptable pour notre conscience, elle se voit refoulée dans l'inconscient, on appelle ce mécanisme, le refoulement. Le refoulement est alors un processus visant à mettre à l'écart des actions influencées par l'inconscient, telles que des pulsions, ne pouvant être acceptées par notre conscience. De ce fait, on peut suggérer que la mémoire sélective est fortement reliée au refoulement.

    Notre conscience dépend donc de notre mémoire qui accumule et conserve toutes les choses ou événements passé dans le présent.






Commentaires (3)

1. swagg man 09/03/2015

je c juste que vous etes tous d merdes
bandes de putes

2. dupuis 23/03/2014

Je pense aussi qu'il ne faut pas oublier car ça nous permet de construire un avenir

3. riccino 06/03/2014

Je fais un sujet de relexion sur : penser vous que le souvenir de la guerre plaide en faveur de la paix ? Et il faus 3 argument pour dire que c'est et 3 pour montrer le mal et je n'y arrive pas pouvez-vous m'aider
PS: je suis en 3e

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site